Défiscalisation

Comment fixer le prix d’un loyer Québec ?

Au Québec, comme dans toutes les régions du monde, l’augmentation des loyers est réglementée par la loi, et plus précisément par le Code civil du Québec.

Ces lois obligent les propriétaires à ne pas augmenter le loyer ou modifier les conditions d’un bail à tout moment et de quelque façon que ce soit. D’autre part, ils donnent aux propriétaires le droit libre de demander une augmentation de loyer jugée juste et raisonnable dans leur avis qu’ils donnent à leur locataire dans un délai légal et opportun. Quant au locataire, il a le droit d’accepter ou de refuser cette augmentation dans le mois suivant la réception de l’avis du propriétaire.

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Un bail renouvelé automatiquement pour lequel certaines modifications peuvent être apportées

Au Québec, le renouvellement d’un bail résidentiel est automatique, ce qui signifie qu’à la fin du contrat, il est automatiquement renouvelé. Cependant, pas nécessairement a dans les mêmes conditions qu’un propriétaire peut apporter des modifications au contrat de location pour augmenter le montant du loyer, par exemple. Pour ce faire, vous devez envoyer un avis écrit à votre locataire, dans un délai qui varie selon le type de bail. Par exemple, pour un bail d’au moins 12 mois, le propriétaire doit envoyer son avis d’augmentation de loyer de 3 à 6 mois avant la fin du contrat de location.

Pour être légal, un avis de modification du prix de location doit être envoyé à l’adresse du locataire et doit inclure certains détails :

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  • le montant du nouveau loyer proposé ou le pourcentage du loyer actuel,
  • le temps accordé au locataire pour refuser l’augmentation de loyer proposée,
  • tout autre changement demandé.

Comment savoir si une augmentation de loyer est abusive ?

S’il n’y a pas de taux fixe pour l’augmentation du loyer, les facteurs et les dépenses qui peuvent varier un prix de location par an sont les suivants :

  1. Coûts énergétiques.
  2. Augmentation des taxes municipales et/ou scolaires.
  3. Le changement dans les primes d’assurance.
  4. Principaux travaux effectués (réparation des fondations de bâtiments, sablage et vernissage des sols, etc.)
  5. Frais d’entretien (déneigement, peinture, entretien des pipelines, etc.)

Pour rester raisonnable et rester sur la moyenne locale, un propriétaire peut facilement utiliser une calculatrice comme celle que la Régie du logement met à disposition sur son site web. Cet outil de calcul prend en compte chaque poste de dépense, qu’il s’agisse des taxes municipales et scolaires, des frais d’exploitation des bâtiments, des assurances ou le nombre d’améliorations significatives apportées au cours de l’année dans le domaine du logement. Cela permet aux propriétaires de personnaliser avec précision et précision le montant de l’augmentation de location équitable et raisonnable. Dans la grande majorité des cas, cet outil et ces calculs permettent également d’éviter d’être exposé aux risques de litige d’un locataire puis à une fixation obligatoire du montant du loyer par la Régie du logement.

Augmentation des taux de loyer 2020 selon la Régie du logement

Chaque année, la Régie du Logement du Québec suggère aux propriétaires de louer un pourcentage d’augmentation des loyers. Si le chauffage n’est pas fourni dans votre logement, la Régie offre une augmentation moyenne de 1,2 % . Toutefois, plusieurs facteurs peuvent varier ces chiffres, comme l’augmentation des taxes municipales, qui pourrait passer à 1,9 %. Ajout d’excellentes œuvres, le pourcentage peut augmenter à 3,5%. Pour un logement chauffé à l’électricité, l’augmentation sera de 1,0% .

Cependant, au Québec, de nombreux propriétaires ne se soucient pas vraiment des augmentations suggérées par la Régie du logement. Beaucoup sont habitués à augmenter les loyers de leurs propriétés d’au moins 1% à 2% chaque année. En fin de compte, les propriétaires dépendent davantage de l’inflation et du marché locatif de leurs voisins que de recommandations générales. Souvent, si les propriétaires accomplissent bien leurs fonctions, et cela reste raisonnable, les locataires ont tendance à accepter cette augmentation de 1 -2%. Si vous êtes propriétaire, vous vous souvenez toutefois de tenir compte du revenu de vos locataires.

Défiez la hausse du prix de votre location au Québec

Même si l’augmentation du loyer est conforme à la loi et aux recommandations de la Régie du logement, un locataire peut toujours la contester. Pour contester l’augmentation du loyer, le locataire doit envoyer une lettre au propriétaire dans un délai d’un mois à compter de la réception de l’avis. En fait, si un locataire n’avise pas le propriétaire de son refus, la loi considère qu’il a accepté les modifications proposées. En informant votre propriétaire de votre refus, vous pouvez décider de ne pas augmenter le loyer ou, vous pouvez négocier avec vous pour parvenir à un accord amiable sur le montant de l’augmentation. Enfin, la Régie du logement peut être saisie pour fixer le montant du nouveau loyer en cas de désaccord.